O Brasileiro que conheço / Le Brésilien que je connais

Drapeau Brésil por Custódio Rosa

Sou como você. Conheço muitos Brasileiros.
No meu caso, alguns são artistas, outros trabalham com comunicação, boa parte destes é de “descolados”, gente que pensa o mundo de forma diferente.
Mas a maioria, talvez 90% que conheço, são o Brasileiro médio. Esse é o Brasileiro que conheço :
O Brasileiro que conheço não lê livro. No máximo, auto-ajuda ou algum motivacional.
O Brasileiro que conheço não entende de arte, na verdade despreza a arte e os artistas.
O Brasileiro que conheço sabe distinguir uma boa roupa, mas não consegue distinguir entre um produto artístico vagabundo e o que tem valor, e sempre consome o primeiro.
O Brasileiro que conheço despreza pensamentos filosóficos ou especulativos, não vê importância em nada que não seja “prático”.
O Brasileiro que conheço olha torto se alguém usa uma palavra com mais de três sílabas.
O Brasileiro que conheço não entende nada da história do próprio país. Não sabe dos golpes, das revoluções, das artimanhas que sempre se fez para garantir que o poder e os recursos não saiam de um grupo que sempre mandou nesses 500 anos.
O Brasileiro que eu conheço só admite que alguém suba de classe social se adotar o discurso da classe de cima. Caso contrário vai ser perseguido, acusado e isolado.
O Brasileiro que eu conheço não é a favor de greve. A não ser a dos caminhoneiros, porque os caminhoneiros como classe são retrógrados, e o brasileiro que conheço só aprova greve retrógrada.
O Brasileiro que eu conheço é afável pessoalmente e retrógrado politicamente.
O Brasileiro que conheço não se importa quantas pessoas morrem no trânsito, desde que ele possa andar a mais de 60km.
O Brasileiro que eu conheço está se lixando pra corrupção. Ele é alienado para qualquer escândalo que não seja de um partido político ou pessoa da esquerda. Todos os outros ele não liga.
O Brasileiro que eu conheço só acha imoral o pecado dos outros.
O Brasileiro que eu conheço só acha desonesta a desonestidade dos outros.
O Brasileiro que eu conheço nunca se acha culpado de nada.
O Brasileiro que conheço não se arrepende do crime, mas de ter sido flagrado. Ele justifica qualquer absurdo como « era só uma brincadeira ».
O Brasileiro que conheço não liga causas e consequências. Ele não vê relação entre as idiotices que faz e o que a natureza, a sociedade, a política, a economia e a própria vida manda de volta pra ele.
O Brasileiro que conheço acha que o filho dele de 34 é um garoto que precisa ser protegido, mas o do favelado aos 14 já pode ser criminalizado como adulto.
O Brasileiro que eu conheço corrompe alguém pro filho escapar do serviço militar, mas quer um governo militar pra acabar com a corrupção.
O Brasileiro que conheço é chantageado, ameaçado e escorchado dentro de uma delegacia pelo próprio delegado que lhe pede dinheiro, mas acha que Sergio Moro é um herói.
O Brasileiro que eu conheço tá se lixando pra Amazônia, pra floresta e proteção ambiental, pra tragédia de Mariana ou aquecimento global. Bicho bom pra ele é no churrasco, e mato tem mais que cobrir com porcelanato.
O Brasileiro que eu conheço é ogro, obtuso, não se importa com isso e tem até orgulho de ser assim.

O Brasileiro que conheço vai ser governado por um governo que é a cara dele.

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Drapeau France par Custódio Rosa

Je suis tout comme vous. Je connais beaucoup de Brésiliens.

Dans mon cas, certains sont des artistes, d’autres travaillent dans la communication, la plupart sont des gens « cools », qui pensent le monde différemment.

Mais la majorité, peut-être 90% de ceux que je connais, incarnent le Brésilien moyen. Voici le Brésilien que je connais :

Le Brésilien que je connais ne lit pas de livre. Ou seulement des bouquins sur la motivation et le développement personnel, au mieux.

Le Brésilien que je connais ne comprend rien à l’art, en fait, il le méprise, ainsi que les artistes.

Le Brésilien que je connais sait choisir de beaux vêtements, mais il ne sait pas faire la différence entre un produit culturel médiocre et un autre qualitatif, et il consomme toujours le premier.

Le Brésilien que je connais méprise les pensées philosophiques ou spéculatives, il ne prête aucune valeur à ce qui n’est pas « pratique ».

Le Brésilien que je connais regarde avec défiance celui qui emploie un mot de plus de trois syllabes.

Le Brésilien que je connais ne comprend rien à l’histoire de son propre pays. Il ne sait rien des coups d’Etat, des révolutions, des manipulations nécessaires pour que le pouvoir et les richesses n’échappent pas au groupe social qui dirige ce pays depuis 500 ans.

Le Brésilien que je connais admet qu’on gravisse l’échelle sociale que si on adopte le discours de la classe sociale supérieure. Sinon, on sera persécuté, stigmatisé et isolé.

Le Brésilien que je connais n’est pas en faveur de la grève. Sauf celle des chauffeurs routiers, parce que le groupement des camionneurs est rétrograde et que le Brésilien que je connais n’approuve que les grèves rétrogrades.

Le Brésilien que je connais est individuellement affable et politiquement rétrograde.

Le Brésilien que je connais ne se soucie pas du nombre de personnes qui meurent dans un accident de la route, tant qu’il peut rouler à plus de 60 km/h.

Le Brésilien que je connais se lave les mains de la corruption. Il est ne considère que les scandales concernant un parti politique et la gauche. Il se fout de tous les autres.

Le Brésilien ne trouve immoral que le péché des autres.

Le Brésilien ne trouve malhonnête que la malhonnêteté des autres. Le Brésilien que je connais n’est jamais coupable de rien.

Le Brésilien que je connais ne se repend que de s’être fait prendre. Il justifie l’absurde en disant que « c’était juste une blague ».

Le Brésilien que je connais ne relie pas les causes aux conséquences. Il ne voit aucune relation entre les idioties qu’il commet et la façon dont elles impactent la nature, la société, la politique, l’économie et sa propre vie.

Le Brésilien que je connais pense que son fils de 34 ans est un garçon à protéger, mais qu’un gamin de 14 ans issu d’une favela peut être criminalisé comme un adulte.

Le Brésilien que je connais graisse la patte pour que son fils n’effectue pas son service militaire, mais il souhaite qu’un gouvernement militaire mette fin à la corruption.

Le Brésilien que je connais est soumis au chantage, il est menacé et traqué à l’intérieur d’un commissariat par un officier qui lui demande de l’argent, mais il pense que Sergio Moro est un héros.

Le Brésilien que je connais se contrefout de l’Amazonie, de la protection de la forêt et de l’environnement, comme de la tragédie de Mariana ou du réchauffement climatique. A ses yeux, le truc sympa c’est le churrasco, et recouvrir la brousse de porcelaine.

Le Brésilien que je connais est un ogre, obtus, et s’en fiche, et en tire même de la fierté.

Je sais que le Brésilien que je connais a élu un gouvernement à son image.

Photo credit: tropical.pete on VisualHunt / CC BY-SA

L’humour au cœur de la tragédie: l’élection de l’extrême droite au Brésil via l’oeil de Custódio

Drapeau Brésil par Custódio Rosa

Voici quelques dessins qui, espérons-le, permettrons aux Français de comprendre l’incompréhensible. Afin, peut-être, d’éviter que la même chose se produise en France.

(Traduction des dessins – Baptiste Fillon)

 

07_camisa_forca

 

08_espelho_rdz

 

 

16_whatstruz_fr

 

18_nazismo_burro

 

24_barbaros

 

merde

 

23_sapiens

 

 

24_whats_gado

 

 

25_nova_realidade

 

29_bolso_estupro

 

27_caminhos

 

Être ou ne pas être Nutella / Ser ou não ser Nutella

Drapeau France par Baptiste Fillon

C’est une expression que j’aimerais voir passer en français. Au Brésil, quelqu’un est « Nutella » quand il est surprotégé, loin de la réalité, déconnecté. De la douceur niaise et médiocre, à tartiner.

L’expression désigne souvent la classe moyenne, aimant la vie comme on la présente dans les supermarchés. On l’emploie aussi pour évoquer des clubs de foot, des séries télévisées, les clubs de vacances, des best-sellers, et j’en passe. Elle caractérise des rêves cotonneux, aseptisés, reproduisant les clichés hors-sol que déversent la télévision, la pensée massifiée, les starlettes à la petite semaine, ainsi que la bêtise et l’égocentrisme de chacun. Le Nutella, ce sont des émanations sans âme, désincarnées, vêtus des illusions dont les parent les campagnes de publicité.

En France, nous n’avons pas d’expression équivalente. Il y a « Disneyland », quand on parle d’un endroit sans substance, un « Mc Job », pour un boulot sans intérêt, et mal payé, ou les « Footix », les types qui ne supportent que les équipes de football les plus fortes.

C’est dommage, car l’expression est claire : grasse, sucrée, dédiée à une douceur factice, imbécile. A l’image de notre civilisation, perfusée d’une niaiserie vulgaire, confortée. Lorsqu’elle se sent menacée, cette population Nutella est prête à tout céder à celui qui se présente comme son « sauveur », même son honneur et sa liberté. Après tout, que ne ferait-on pas pour conserver son barbecue et son canapé en cuir ?

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Esta é uma expressão que gostaria de ver em francês. No Brasil, alguém é « Nutella » quando está superprotegido, longe da realidade, desconectado. Doce e medíocre doçura, para espalhar.

O termo geralmente se refere à classe média, amando a vida como é nos supermercados. Também é usado para evocar clubes de futebol, séries de televisão, clubes de férias, best-sellers e assim por diante. É caracterizada por sonhos higienizados, reproduzindo os planos artificiais que transmite a TV, o pensamento massificado, as starlettes medíocres, e a estupidez e egocentrismo de cada um. As Nutella são emanações sem alma, desencarnadas, vestidas de ilusões pelas campanhas publicitárias.

Na França, não temos uma expressão equivalente. Há « Disneyland », quando se fala de um lugar sem substância, um « Mc Job », para um trabalho sem juros e mal remunerado, ou o « Footix », a gente que só apoia os times de futebol mais fortes.

É uma pena, porque a expressão é clara: gorda, doce, dedicada a uma doçura fictícia, imbecil. Na imagem de nossa civilização, infundida com um absurdo vulgar, confortada. Quando se sente ameaçada, esta população de Nutella está pronta para dar tudo àquele que se apresenta como seu « salvador », até mesmo sua honra e sua liberdade. Afinal, o que você não faria para manter seu sofá de couro e churrasco?

Photo on VisualHunt.com

« On est le champions » / « Somos os campeões »

Drapeau France par Baptiste Fillon

Un nul, une victoire. Cette semaine, la France a retrouvé SES Bleus, auréolés de leur deuxième étoile.

Cette étoile n’a pas le goût de celle de 1998, mais elle fait de la France une grande nation du football.

C’est bien.

Comme en 1998, une vague d’allégresse a envahi le pays. Le football a offert le prétexte à un déluge de commentaires « passionnés » sur l’éducation, l’économie, la vie, la mort, l’amour et… le football.

En fait, après une Coupe du monde victorieuse, le vrai sport consiste a se protéger du déversement de platitudes et de bêtises auto-satisfaites que ce succès entraîne. Pendant 4 ans…

L’une de ces perles d’outrance a attiré mon attention.

Dans le feu du succès, une belle âme pestait contre la tradition française reléguant l’activité physique derrière l’activité intellectuelle. Elle plaidait pour que le sport, le football en tête, soit considéré à l’égal de la littérature, des langues, de la philosophie, etc….

Elle disait cela avec fougue et indignation, comme si elle portait l’étendard d’une cause opprimée.

Le problème, c’est que le sport supplante déjà la culture.

Prenons ce qui fait aujourd’hui l’aune de toute valeur : l’argent. Et concentrons-nous sur le football (il incarne parfaitement le phénomène et c’est surtout le sport que je connais le mieux).

Une seule comparaison. Pour toute une carrière, un Prix Nobel de littérature touche 900 000 euros. Au PSG, Neymar touche un salaire mensuel de 3 millions d’euros, hors taxe.

Tout est dit.

Je pourrais trouver des milliers d’exemples.

Mais plus que la victoire symbolique et financière du sport-business sur les disciplines de l’esprit, le raisonnement simpliste de cette belle âme illustre la relation que les Français – notamment ses « élites » intellectuelles – entretiennent avec le sport, et notamment football. Ils oscillent entre mépris et une fascination béate, virant parfois au chauvinisme (quand l’équipe de France remporte un titre majeur, ou qu’un de nos clubs est capable de mettre 3-0 au Bayern Munich).

En France, le sport reste assez ésotérique. Là encore, le cas du football est emblématique. Pour faire court, il est vu comme une passion d’analphabète, qui délègue sa cervelle de poisson rouge à ses dix coéquipiers (quand il joue), ou bien aux milliers de supporters qui encouragent le même clubs que lui (quand il est en tribune ou regarde un match, avachi dans son canapé).

Et c’est inscrit dans nos villes, nos moeurs.

A Paris, les terrains de sports collectifs se trouvent relégués à la périphérie de la ville, ou en banlieue.

Nous sommes champions du monde, mais nous ne remplirons jamais des stades de 30 000 places pour un match de 3e division, comme en Angleterre. Et cela ne changera pas.

Nous aimons le football, comme si cela ne se faisait pas. Cela nous rend maladroits à son égard, surtout quand nous avons la chance d’y briller. Comme des amoureux qui ne savent pas se déclarer. Et qui se ridiculisent quand ils le font.

Nous avouons volontiers notre goût pour le sport quand il sert notre intégration dans un groupe social que nous jugeons valorisant, ou quand il permet de promouvoir nos performances personnelles, sur le grand marché de l’égo. Le succès du running est un bon exemple de ce phénomène.

A ce propos, vous savez que je cours plus de cinq kilomètres en trente minutes ?

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Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Um empate, uma vitória. Esta semana, a França encontrou SEUS Bleus, com sua segunda estrela.

Esta estrela não tem o sabor de 1998, mas faz da França uma grande nação do futebol.

Isso é bom

Como em 1998, uma onda de alegria invadiu o país. O futebol tem sido o pretexto para uma enxurrada de comentários « apaixonados » sobre educação, economia, vida, morte, amor e … futebol.

De fato, depois de uma Copa do Mundo vitoriosa, o esporte real é se proteger do despejo de chavões e tolices auto-satisfatórias que esse sucesso acarreta. Por 4 anos …

Uma daquelas pérolas de excesso atraiu minha atenção.

No calor do sucesso, uma bela alma protestou contra a tradição francesa de relegar a atividade física abaixo da atividade intelectual. Ela argumentou que esporte, futebol em particular, deveria ser considerado igual a literatura, idiomas, filosofia, etc.

Ela disse isso com ardor e indignação, como se carregasse o padrão de uma causa oprimida.

O problema é que o esporte já está suplantando a cultura.

Tome o que hoje é o critério de todo valor: dinheiro. E vamos nos concentrar no futebol (isso encarna perfeitamente o fenômeno e é especialmente o esporte que eu conheço melhor).

Apenas uma comparação. Para uma carreira, um prêmio Nobel de literatura é de 900.000 euros. No PSG, Neymar recebe um salário mensal de 3 milhões de euros, excluindo impostos.

E tudo está dito.

Eu poderia encontrar milhares de exemplos.

Mas mais do que a vitória simbólica e financeira do negócio esportivo sobre as disciplinas da mente, o raciocínio simplista dessa bela alma ilustra a relação que os franceses – especialmente suas « elites » intelectuais – têm com o esporte, e em particular o futebol. Eles oscilam entre o desprezo e uma fascinação feliz, às vezes se voltando para o chauvinismo (quando o time da França ganha um título importante, ou um dos nossos clubes é capaz de colocar 3-0 no Bayern de Munique).

Na França, o esporte continua bastante esotérico. Aqui, novamente, o caso do futebol é emblemático. Em suma, ele é visto como uma paixão de analfabeto, que delega seu cérebro de peixe dourado a seus dez companheiros de equipe (quando é jogador), ou aos milhares de torcedores que aplaudem os mesmos clubes que ele (quando ele está em tribuna ou assistir a um jogo, esticado em seu sofá).

E está inscrito em nossas cidades, nossos costumes.

Em Paris, campos esportivos coletivos são relegados à periferia da cidade ou nos subúrbios.

Somos campeões mundiais, mas nunca iremos completar estádios de 30.000 lugares para um jogo da 3ª divisão, como na Inglaterra. E isso não vai mudar.

Nós amamos o futebol, como se isso não estivesse correto. Isso nos torna desajeitados, especialmente quando temos a chance de brilhar. Como amantes que não sabem se declarar. E quem se ridiculariza quando eles fazem isso.

Admitimos prontamente nosso gosto pelo esporte quando ele serve à nossa inserção em um grupo social que consideramos importante, ou quando promove nosso desempenho pessoal, no grande mercado do ego. O sucesso da corrida de rua é um bom exemplo desse fenômeno.

A propósito, você sabe que eu corro mais de cinco quilômetros em trinta minutos?

Photo credit: Pascal le Cheval on Visualhunt.com / CC BY

« Amore e Capoeira « … mais pas plus / « Amore e Capoeira »… Mas não mais

Drapeau France par Baptiste Fillon

Un grand morceau de musique de supermarché, qui nous vient d’Italie, visiblement.

Pour les clichés brésiliens, tout y est : sexe, soleil, cachaça, football, etc…

La chorégraphie vaut aussi le détour.

Ne manque que le bon goût. N’allons pas jusqu’à dire l’élégance.

Les artistes ont aussi réussi à mettre le Palmeiras à Rio de Janeiro. Ce qui a fait sourire Custódio, vert dans l’âme.

Vive l’amour entre les peuples. Mais surtout l’amour tout court (Comme dit la chanson : « Flex, time to have sex »)

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Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Uma grande música de supermercado, que vem da Itália, obviamente.

Os clichês brasileiros, todos estão lá: sexo, sol, cachaça, futebol, etc …

A coreografia também vale a pena ver.

Só falta o bom gosto. Não vou tão longe a ponto de dizer elegância.

Os artistas também conseguiram colocar o Palmeiras no Rio de Janeiro. O que fez Custódio dar risada, verde na alma.

Viva o amor entre os povos. Mas acima de tudo, viva o amor (como diz a música: « Flex, time to have sex »)

Titeuf: um menino francês decidindo o futuro do Brasil / Titeuf: un gamin français décide de l’avenir du Brésil

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Drapeau Brésil por Custódio Rosa

A ignorância é uma besta de difícil combate porque ela se fortalece comendo os próprios excrementos.

Esta semana virou assunto corrente no Brasil o candidato da extrema-direita, ex-militar e segundo colocado nas pesquisas para presidente, ter levado ao telejornal de maior audiência do Pais (aqui um único telejornal é fonte de informação da população, pois tem 40 a 50% de audiência do horário) um livro, que ele classificou como sendo “kit gay”.

Este livro « seria distribuído nas escolas” não fosse a corajosa e oportuna mobilização da melhor parte de nossa sociedade, capitaneada por ele e seus amigos.

O livro em questão é de um personagem francês chamado Titeuf.

O autor é um famoso cartunista francês chamado Zep. Seu nome, na verdade é Phillipe Chappuis, tem 51 anos, e publica álbuns do Titeuf desde 1992, tendo vendido mais de 20 milhões de exemplares em 25 países desde então.

E quem seria Titeuf?

Um menino, pré-adolescente, naquela idade confusa de quem saiu da inocência da infância e tenta compreender o mundo.

E nessa compreensão, caminha entre o nojo e atração sobre… o sexo!

Nojo, porque, obviamente, você grudar sua boca, enfiando sua língua úmida e requebrante feito uma enguia, goela a baixo da outra pessoa, trocando salivas e gemidos é algo absolutamente nojento.
Se você não entende esse nojo, é porque nunca foi um menino de 10 anos.
Atração porque, oras bolas… você é um menino de 10 anos!

Os álbuns do Titeuf são escritos para adultos, com seu humor peculiar, ao mesmo tempo cru e ingênuo, mas muito mais direcionados para garotos.

Porque ali estão as coisas que eles pensam, e o livro se coloca ao lado deles para que os ajude a compreender as coisas, principalmente dizendo: “ei, cara, você não está sozinho. Isso tudo é mesmo muito estranho”.
Mas estamos na França.

Voltemos ao Brasil.
Um lugar onde ter conhecimento é “desnecessário”, onde pesquisar minimanente qualquer coisa é “perda de tempo”, onde uma gafe do tamanho de 50% da audiência do pais é irrelevante, onde quem vem alertar trazendo uma informação correta é um cara “chato pra cacete”.

Aliás, foi informado pelo Ministério da Educação que este livro nunca fez parte de distribuição em escolas. Já o Ministério da Cultura comprou uma quantidade para distribuir em bibliotecas, dentro do espectro de livros que abordam sexualidade para adolescentes. Biblioteca não é escola, e o livro está presente -e acessível- para pré-adolescentes de 25 países.

O candidato saberia que estava falando de um personagem de sucesso internacional? Era ignorância ou apenas uma “fake news” para solidificar seu papel de herói dos bons costumes diante da população?

Impossível saber.

Mas a besta segue se fortalecendo, e, visto a quantidade de excremento que anda produzindo, está longe de parar de crescer.

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Drapeau France par Custódio Rosa

L’ignorance est une bestiole difficile à combattre, parce qu’elle se renforce en se nourrissant de ses propres excréments.

Ancien militaire, placé à la deuxième place dans la course à la présidence par les sondages, le candidat d’extrême droite a fait sensation au Brésil, cette semaine, en brandissant lors du journal télévisé le plus regardé du pays (ici, un seul et même journal télévisé est la source d’information de toute la population, puisqu’il réalise entre 40 et 50% d’audience sur le créneau horaire) un livre, qu’il a qualifié de « kit gay ».

Cet ouvrage « serait distribué dans les écoles » sans la mobilisation courageuse et opportune de la meilleure partie de notre société, dirigée par lui et ses amis.

Le livre en question concerne un personnage français, appelé Titeuf.

Son auteur est un célèbre caricaturiste français, nommé Zep. Philippe Chappuis de son véritable nom. Agé de 51 ans, il publie des albums de Titeuf depuis 1992, et en a vendus plus de 20 millions d’exemplaires dans 25 pays.

Mais qui est donc ce Titeuf?

Un gamin, pré-adolescent, traversant cet âge confus de qui a quitté l’innocence de l’enfance et tente de comprendre le monde.

Et dans cette tentative de compréhension, il oscille entre le dégoût et l’attraction pour… le sexe!

Dégoût, parce que, évidemment, c’est absolument dégoutant de coller votre bouche, fourrer votre langue humide et ondulante comme une anguille, dans la gorge d’une autre personne, et d’échangez votre salive et des gémissements avec elle.
Si vous ne comprenez pas ce dégoût, c’est que vous n’avez jamais été un gamin de 10 ans.
Attraction parce que, nom de Dieu… vous êtes un gamin de 10 ans!

Avec leur humour décalé, à la fois brut et naïf, les albums de Titeuf sont écrits pour des adultes,  mais aussi et surtout destinés aux garçons.

Parce que ce sont des choses qui occupent leur esprit, et le livre se tient à leurs côtés pour les aider à les comprendre, disant notamment : «Hé, mec, tu n’es pas tout seul. Tout ça est carrément chelou.  »
Mais nous sommes en France.

Retournons au Brésil.
Un endroit où le savoir est « inutile », où chercher à se renseigner un tant soit peu est vu comme une  « perte de temps », où une gaffe embrassant 50% de l’audience du pays passe sans faire de vagues, où celui qui veut mobiliser en apportant une information correcte est un type ‘tellement ennuyeux ».

Incidemment, le Ministère de l’éducation a informé que ce livre n’avait jamais été distribué dans les écoles. Le Ministère de la Culture en a acheté pour les distribuer dans les bibliothèques, dans la masse des livres traitant de la sexualité à destination des adolescents. La bibliothèque n’est pas une école et le livre est disponible – et accessible – pour les pré-adolescents de 25 pays.

Le candidat savait-il qu’il parlait d’un personnage internationalement connu ? Était-ce de l’ignorance ou juste une « fake news  » pour consolider son statut de héros des bonnes moeurs face la population ?

Impossible à savoir.

Mais la bestiole continue de se renforcer et, vu la quantité d’excréments qu’elle produit, elle n’est pas prête de cesser de grandir.

Mulheres italianas / Femmes italiennes

Drapeau Brésil por Custódio Rosa

Caminho pelas ruas italianas.
Todos estrangeiros que conheço, inclusive mulheres, falam do jeito da brasileira andar.
Existe toda uma engenharia ancestral, provavelmente vinda da África (índios brasileiros não têm lá aquela ginga toda) onde a dança é uma linguagem social e as mulheres sempre carregaram grandes e pesados objetos equilibrados na cabeça, exigindo sutis movimentos de quadril para manter o balanço e a harmonia do conjunto enquanto caminham em chão de terra e pedras. Como na música… “lata d’agua na cabeça, lá vem maria…”. É uma mágica.

Aqui vejo as Italianas andando, indo e vindo do trabalho ou olhando lojas e galerias.
São lindas, mas pouco sorridentes, não te olham nos olhos.
Seguem em frente, decididas.

Se as brasileiras caminham como africanas que sabem dançar, as italianas, seja de tênis ou salto alto, caminham em passos largos, num andar rápido e firme, como soldados romanos enviados por César para combater sozinhas um exército de bárbaros em um território qualquer.

E digo uma coisa: eu acho que elas vão vencer.

 

Drapeau France par Custódio Rosa

Je marche dans les rues italiennes.
Tous les étrangers que je connais, y compris les femmes, évoquent la démarche des Brésiliennes.
Il existe toute une technique ancestrale, probablement africaine (Les Indiens du Brésil n’ont pas du tout cette façon de se balancer) où la danse est un langage social et les femmes portaient toujours de grands et lourds objets en équilibre sur la tête, ce qui nécessite des mouvements de hanches subtils pour maintenir l’équilibre et l’harmonie de l’ensemble, tandis qu’elles marchent sur la terre et les pierres. Comme dans la musique … “lata d’agua na cabeça, lá vem maria…” C’est magique.

Ici, je vois les Italiennes qui marchent, vont et viennent du travail, ou regardent les magasins et les galeries.
Elles sont belles mais peu souriantes, et ne te regardent pas dans les yeux.
Elles filent, déterminées.

Si les Brésiliennes marchent comme des Africaines qui savent danser, les Italiennes, en baskets comme en talons aiguilles, font de longues enjambées, dans une démarche rapide et ferme, comme des soldats romains envoyés par César combattre toutes seules une armée de barbares, sur un territoire donné.

Et je dis une chose: je pense qu’elles vont gagner.

Photo credit: Andreauuu on Visualhunt / CC BY-ND