France-Pérou, victoire 0-0 / França-Peru, vitória 0-0

Drapeau France par Baptiste Fillon

Le match a commencé. Je dois écrire quelque chose je dois trouver une idée ça doit être bien original.

Un sonnet. Ça fait longtemps. C’est vieillot mais drôle à faire.

12 pieds, de l’alexandrin. Je ne me souviens plus de l’alternance des rimes. Commence, tu verras. Je me fais passer pour quelqu’un qui n’aime pas le foot.

Quand je regarde le foot, je m’ennuie un peu,

Où est «le drogué» ? Kanté, il est rayonnant.

Le drogué joue en blanc et je soutiens les Bleus

Nous faisons neuf passes sur dix dans notre camp.

Je tiens le premier quatrain.

On marque un but, il paraît qu’on est favoris…

J’ai le premier vers du deuxième quatrain.

Non, c’est nul. Nul. Et contraignant.

Les Péruviens doivent gagner. On ne doit pas perdre, pour assurer la qualification.

Le match n’est pas fou. Mais il y a de l’engagement. Ça sent le
jus de cervelle. La tactique. On les attend et on se propulse une fois
le ballon récupéré. Nos attaquant sont jeunes, techniques. Et beaux,
sûrement.

Le plus jeune a ouvert le score. Mbappé.
Guerreiro met tout ce qu’il a dans sa frappe. Mais Lloris pare.

La mi-temps arrive vite.

Et les pubs avec elle. 100.000 euros les 30 secondes. Et de la
magie. Une femme convainc son mari d’acheter une cuisine équipée. Un
type chante nu au milieu de supporters Islandais coiffés de casques à
cornes.
Que de belles histoires. C’est festif, joyeux, facile.

Deuxième mi-temps. Pogba est au-dessus. C’est notre 10 à nous, milieu défensif.

C’est quoi, cette peur de perdre? On joue tous derrière, en attendant la faute, le contre.

Un Péruvien propulse une mine sur le poteau. Cela ferait un joli vers. Je tente de me recoller au sonnet. Rien ne vient.

Carrillo arrose le but français. Ses frappes vont en tribune.
C’est souvent dans ces instants que l’équipe de France marque. On va
leur servir un coup de grâce, digne de notre statut de faux outsider.

Mais on prend goût à être dominés.
Le commentateur vend déjà les analyses d’après-match. Lui aussi s’ennuie.

Cela devient mystique, flottant. Je fixe sur les coupes de cheveux, la forme des tribunes, qui paraissent sortir du stade, les échauffements des remplaçants, la langue des statistiques, toutes en anglais.

J’entends que le gardien péruvien se fait surnommer «Le Poulpe».
En fait, les Péruviens ne marqueront jamais, plus jamais.
Mbappé sort. S’il pouvait le faire à genoux, en pénitent, il ne s’en priverait pas. C’est vicieux, et drôle.

Sur le trottoir d’en face, un DJ prépare ses platines pour la
Fête de la Musique. Les baffles laissent échapper des boum boum. Une
pensée pour les gens qui vivent là. Le charme de Paris. Le mètre carré à
10 000 euros ne garantit pas du boucan.

On déroule les statistiques. Le temps s’étire, se dilate. Il fait beau dehors. Sur un balcon, une ligne de géraniums roses paraissent fluorescentes, à la lumière du soleil.

Le sifflet de l’arbitre couine. Il y a aussi des cornes de brume, rappelant qu’on devrait s’amuser. Devant moi, la table se vide.
Les gens s’excusent, sortent.

Le sonnet, c’était vraiment une mauvaise idée.

Dembélé!!!
Non…

Les supporters péruviens crient encore. Ils y croient. Il suffit d’un but. Et c’est insurmontable, pénible.

Je suis en lévitation.
Je suis Thérèse d’Avila, Maître Eckhart. Mon corps et mon esprit divorcent. Je flotte au-dessus de moi-même.

Puis l’arbitre siffle. Trois fois.

On a gagné. Mais combien? 0-0?

Source : https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180622.OBS8604/revivez-le-match-france-perou-du-point-de-vue-du-ballon.html

 

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

A partida começou. Eu devo escrever algo, preciso encontrar uma ideia, deve ser muito original.

Um soneto. Já faz muito tempo. É velho, mas engraçado de se fazer.

Doze pés, alexandrino. Não me lembro da alternância de rimas. Comece, você vai ver. Eu finjo ser alguém que não gosta de futebol.

Quand je regarde le foot, je m’ennuie un peu,

Où est «le drogué» ? Kanté, il est rayonnant.

Le drogué joue en blanc et je soutiens les Bleus

Nous faisons neuf passes sur dix dans notre camp.

(Quando assisto futebol, fico um pouco entediado

Onde está o viciado em drogas? Kanté, ele é radiante.

O viciado em drogas toca em branco e eu apoio os Bleus

Nós fazemos nove passes de dez em nosso campo.)

Eu seguro a primeira quadra.

On marque un but, il paraît qu’on est favoris…

(Marcamos um gol, parece que somos favoritos …)

Eu tenho o primeiro verso da segunda quadra.

Não é ruim. Ruim. E restrito.

Os Peruanos precisam vencer. Não devemos perder, para garantir a qualificação.

O jogo não é maluco. Mas há compromisso. Cheira suco cerebral. Táticas Nós esperamos por eles e nos impulsionamos uma vez o balão recuperado. Nossos atacantes são jovens, técnicos. E lindos, certamente.

O mais novo abriu o placar. Mbappé.
Guerreiro coloca tudo o que ele tem no tiro. Mas Lloris para.

A pausa vem rapidamente.

E os anúncios os anúncios vêm vem junto. 100.000 euros a 30 segundos. E magia. Uma mulher convence o marido a comprar uma cozinha. um homen nu canta no meio de fãs islandeses usando capacetes com chifres.
Que lindas histórias. É festivo, feliz, fácil.

Segunda metade. Pogba está acima dos outros jogadores. Este é o nosso meio-campista defensivo.

O que é esse medo de perder? Todos nós jogamos para trás, esperando a culpa, os contras.

Um Peruano impulsiona uma mina no mastro. Isso faria um bom verso. Eu tento me ater ao soneto. Nada vem.

Carrillo assedia o gol francês. Seus golpes vão para as arquibancadas.
Muitas vezes é nesses momentos que a equipe da França marca. Vamos dar-lhes o golpe de misericórdia, digno do nosso status de falso outsider.

Mas nós gostamos de ser dominados.
O comentarista já vende a análise pós-partida. Ele também está entediado.

Torna-se místico, flutuando. Eu fixo em cortes de cabelo, fóruns de forma que parecem fora do estádio, sobreaquecimento dos jogadores substitutos, a linguagem das estatísticas, todos em Inglês.

Ouvi dizer que o guardião peruano é apelidado de « The Octopus ».
Na verdade, os peruanos nunca vão marcar, nunca mais.
Mbappé sai. Se ele pudesse fazê-lo de joelhos, penitente, ele não hesitaria. É vicioso e engraçado.

Na calçada em frente, um DJ prepara seus toca-discos para a « Fête de la Musique » (acontece todos os 21 de Junho, em França). Os alto-falantes soltam o boom boom. um pensamento para as pessoas que moram lá. O charme de Paris. O metro quadrado para
10.000 euros não garantem o silêncio.

Nós corremos as estatísticas. O tempo se estende, se expande. É bom lá fora. Em uma varanda, uma linha de gerânios rosa aparece fluorescente, à luz do sol.

O apito do árbitro silva. Há também trombetas, lembrando-nos que devemos nos divertir. Na minha frente, a mesa está vazia.
As pessoas se desculpam, saem.

O soneto, foi realmente uma má ideia.

Dembélé !!!
Não …

Os fãs Peruanos ainda estão gritando. Eles acreditam nisso. Apenas um gol. E é inalcançável, dolorido.

Eu estou levitando.
Eu sou Theresa de Ávila, Mestre Eckhart. Meu corpo e minha mente estão se divorciando. Eu flutuo acima de mim mesmo.

Então o árbitro apita. Tres vezes.

Nós vencemos. Mas quanto? 0-0?

Fonte : https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180622.OBS8604/revivez-le-match-france-perou-du-point-de-vue-du-ballon.html

2e étoile pour les Bleus ? / Segunda estrela para os « Bleus » ?

Drapeau France par Baptiste Fillon

Les Français n’osent pas se l’avouer, mais les Bleus font partie des équipes favorites de ce Mondial. Un statut que nous avons du mal à assumer, et que nous préférons contourner, en nous fantasmant outsider. Non sans mauvaise foi. Nous avons la meilleure équipe depuis plus de dix ans. Et notamment une attaque hors du commun, emmenée par Mbappé, Griezmann, et Dembélé, quand il le veut bien. Au milieu, Pogba est un joueur de classe mondiale, tout comme Ngolo Kanté. En défense, Varane a déjà remporté plus de Champions League que tous les clubs français réunis.

Nous continuons de se cacher, en évoquant le nul contre les Etats-Unis (1-1), comme si c’était la preuve de notre fébrilité. Alors que nous savons tous ce que valent les matchs de préparation… En 1998, ils avaient été médiocres, et nous connaissons la fin de l’histoire. Fausse modestie ou crainte de tomber de haut, certains commencent à présenter l’Australie et le Pérou comme des colosses imbattables, capables de nous faire déjouer. Le Danemark rappelle les mauvais souvenirs de l’élimination au premier tour en 2002. Comme si un match disputé voici 16 ans pouvait se dupliquer.

En réalité, la France est en droit d’aspirer à une deuxième étoile. Espérons que l’équipe hausse sa confiance à son niveau, sans tomber dans la suffisance, l’autre travers du doute français.

 

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Os Franceses não se atrevem a admitir, mas os « Bleus » fazem parte das equipes favoritas desta Copa do Mundo. Um status que temos dificuldade de assumir, e que preferimos contornar, nos fantasiando « outsiders ». Não sem má fé. Temos a melhor equipe há mais de dez anos. E especialmente um ataque fora do comum, liderado por Mbappé, Griezmann e Dembélé, quando ele quiser. No meio, Pogba é um jogador de classe mundial, como é Ngolo Kanté. Na defesa, Varane já ganhou mais Champions League do que todos os clubes franceses juntos.

Continuamos a esconder, evocando o empate contra os Estados Unidos (1-1), como se fosse prova da nossa emoção. Enquanto todos nós sabemos o que os jogos de preparação valem … Em 1998, eles foram medíocres e sabemos o final da história. Falsa modéstia ou medo de cair, alguns começam a apresentar a Austrália e o Peru como gigantes imbatíveis, capazes de nos fazer frustrar. A Dinamarca recorda as más recordações da eliminação no primeiro turno, em 2002. Como se uma partida disputada há 16 anos pudesse ser duplicada.

Na realidade, a França tem o direito de aspirar a uma segunda estrela. Vamos torcer para que a equipe aumente sua confiança ao seu nível, sem cair na pretensão, outro viés da dúvida francesa.

Photo credit: FRED REYNES & LE VAMPIRE DU C14 on VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

Entrevista dos autores / dialogue entre les auteurs

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Drapeau Brésil

Custódio– Quem é Baptiste Fillon?

Baptiste Fillon– Me chamo Baptiste Fillon. Tenho o mesmo sobrenome que um primeiro ministro de direita tradicionalista que tive alguns problemas com a Justiça. Mas não conheço ele. Juro !
Nasci em Le Havre, tem 34 anos. Tenho dois filhos. Venho de uma família popular, de trabalhadores. Meu pai era marinheiro. E ele que me deu o gosto das viagens, do futebol e a paixão pelo Brasil.

E você ? Conte-me um pouco mais sobre você.

Custódio– Sou paulistano com raízes familiares em Laguna, Santa Catarina. Nasci em 1967, família classe média baixa, baixíssima eu diria. No Brasil isso significa quase sempre um perfil conservador, moralista, mas minha mãe tem um espírito elevado e humanista, acho que passou para mim e pros meus irmãos. Mas a árvore genelógica é tipicamente brasileira: misturada e sem pedigree. Depois do meu bisavô tudo é confuso. Muita coisa só se sabia por relato oral, que está se perdendo.

Pensando em clichê… ser escritor na França é como ser jogador de futebol no Brasil… Como veio sua ligação com a escrita?

Baptiste Fillon – Foi simples e muito complicado. Demorei muito tempo para assumir o fato de querer escrever. Talvez porque não tenha sido feito na clase social de onde eu venho. Meu pai me contou suas histórias de navegação, minha mãe também teve o dom de trazer pequenas coisas com um humor bastante seco, que eu gostei. Comecei copiando resumos de partidas de futebol, que modifiquei como desejava. Então, durante um longo e chato verão, comecei a escrever meu primeiro livro. Eu me lembro muito bem desse momento. Já era noite e eu precisava sonhar. Então eu inventei uma história que aconteceu na terra do meu coração, no Brasil, no Rio de Janeiro. Demorei sete anos para terminar. É um livro ruim. Um dia, espero voltar atrás e fazer algo de bom dele. Mas acho que vou precisar de uma nova viagem de estudo, no Brasil.

E você, me fala um pouco sobre sua vocação? Porque, não só você desenha, mas também escreve, né?

Custódio– Engraçado… seu « livro ruim” foi aquele publicado pela Gallimard, uma das mais conceituadas editoras francesas?
Gente como nós tem a característica de uma auto-crítica feroz. Deixei de jogar um pouco futebol, além das cirurgias, porque achava que estava jogando muito mal. O futebol é a atividade onde coloco mais auto-crítica, até hoje. Desenhar também, é uma atividade em que o erro fica muito evidente. Pra piorar conheço pessoalmente alguns gênios do desenho. Por isso gosto mais de escrever do que de desenhar. Claro que tem coisas que só o desenho, ou só o texto, transmitem. Mas não tenho muita pena do texto: apago, rescrevo, tiro e recoloco parágrafos, edito sem problemas. Já errar e ter que recomeçar um desenho… dá uma sensação de fracasso e preguiça. Por isso escrevo: por prazer e por preguiça.

Falando de clichês, você tenta não ser o francês comum… mas mora em Paris, é escritor, tem uma visão de mundo ácida e questionadora, senso de humor acentuado mas também com uma ponta de melancolia. Pra mim isso é um francês! Estamos condenados a sermos clichês?

Baptiste Fillon – O livro ruim do que falo não foi publicado.  É sobre o Rio de Janeiro e… futebol. Ela evoca a vida de um jogador que vive em Bangú, um subúrbio popular do Rio. Depois do futebol, ele vai conhecer uma existência de oponente político as ditaduras que o Brasil vive ao longo do século XX.
Então, acho que sim, de certa forma, somos todos clichês, ou uma parte de um clichê. Mas acredito que a maior tragédia seria tentar escapar dos clichês, embora eu ache que algumas vezes o esnobismo é necessário. Sim, nós vivemos a encruzilhada (obrigado Google traduction) de clichês e estereótipos, e isso é o que nos torna únicos, todos. Eu gosto da sua visão de escrever como « preguiça ». É um prazer genuíno, o da indolência. E parece tão brasileiro … Mas, para voltar sobre o caso dos clichês, eu acho que um mundo sem eles é impossível. E um mal sá que faz parte da condição humana, que precisa de referências para se situar. O objetivo é ter os clichês menos idiotas possíveis, não?

Custódio– Bem, para os índios brasileiros, uma pessoa tropeçar e cair é muito engraçado. Eles são super-especializados em se locomover, correr, caçar e pular em um ambiente totalmente irregular e imprevisível, portanto alguém perder o equilíbrio em uma situação corriqueira para eles é muito divertido. Não importa quantos tombos as pessoas caem, eles riem. Mas tropeçar é um clichê universal, no mundo todo, não?
Para se rir de algo é necessário um conhecimento prévio dos signos envolvidos, e alguém que se atrapalha com os próprios pés é engraçado em qualquer lugar.
Mas bebês não riem dos tombos, eles simplesmente se levantam e seguem. Rir disso é racionalmente aprendido. Bebês riem de caretas e barulhos estranhos, que são coisas das quais eles racionalmente têm « conhecimento » prévio.
Então qualquer comunicação sempre parte de um clichê. Linguagem, letras, línguas, culturas…
Eu arriscaria definir que uma boa comunicação ( literatura, música, imprensa, discurso, piada ou conversa) parte de um clichê e chega a algo inesperado.
A má comunicação é aquela que parte de um clichê e termina em outro. O produto cultural de massa é basicamente isso.

O que você tem de clichê  do « francês » e o que não tem?

Baptiste Fillon – Eu acho que teria feito os índios rirem muito … Eu acho que sou tipicamente francês porque: Eu tenho uma opinião sobre tudo, eu sou um eterno insatisfeito, eu amo comer, mas se for uma boa mesa e um ótimo vinho, eu tenho esse sotaque terrível em todas as línguas estrangeiras que eu tento falar, e eu também tenho esse pequeno esnobismo típico, o que significa que os franceses frequentemente gostam de não concordar com seu interlocutor.

O que eu acho que não tenho clichê francês: o medo do risco e do fracasso, a paixão da burocracia e dos diplomas, um chauvinismo que não precisa mais ser (especialmente no campo da literatura) , uma certa mentalidade estreita fazendo que os franceses se consideram como o umbigo e a autoridade moral do mundo (sim, gostamos de definir o que é bom e o que é mal, especialmente para e no lugar dos outros), e então esse amor de idéias, que justifica as piores hipocrisias (não é suficiente pronunciar um discurso humanista para ser humanista, a Revolução Francesa é a época histórica que melhor ilustra esse defeito). Não sei se sou exaustivo, mas acho que é um bom começo.

E você, pode me falar da tua « brasilidade » ou « não-brasilidade » ?

Custódio– Eu temia essa pergunta, embora eu que tenha proposto o tema.
Nossa tendência é se achar fora dos clichês, mas isso quase nunca resiste a uma análise real.

No que não sou clichê de brasileiro:
O brasileiro médio é imaturo, sob vários aspectos. Vive passando a responsabilidade dos seus atos para os outro. A culpa é do transito, do vizinho, do técnico do time, de outro que escolheu aquele vice, mesmo sendo eu a apoiar o golpe que o colocou como presidente.
Eu tento ser o contrário disso. Vivo colocando culpa em mim mesmo até onde não tenho nenhuma. Mas às vezes falho.
O brasileiro médio é alienado, superficial, socialmente egoísta e consumista. Eu acho que não sou.
Ele também coloca o lazer extrovertido como principal prioridade na sua lista existencial. « Balada, « churras », « breja » e « litrão » são palavras dominantes nas conversas (depois ajudo você a entendê-las). Eu vejo nisso crianças crescidas, inconsequentes, buscando a bolha de lazer o tempo todo. Ler um livro em uma poltrona tranquila em um ambiente silencioso é visto como uma coisa exótica, anti-social, até um fracasso social.

Já em outras coisas, acho que sou bem típico.

O gosto pelo  futebol e o espaço que ele ocupa nos meus dias. A preferência pelo calor. Um certo horror à formalidade engomada. Um certo desdém pelos heróis da história. Um certo culto ao corpo (ou pelo menos à saúde). Chegar atrasado, quase sempre (« a culpa foi do trânsito », hahahah…).Uma coisa que descobri viajando… o brasileiro não sabe falar não. Aqui o não é uma coisa socialmente feia. Um italiano ou alemão fala “não” de forma totalmente natural.
O brasileiro, não. Então ele dá voltas e voltas, desvia o assunto, diz « eu te ligo » – spoiler: ele não vai ligar– apenas para não ter que falar « não ». Sou um pouco assim.
São dois os efeitos colaterais disso: 1- estrangeiros costumam achar brasileiros pouco confiáveis, já que em vez do “não” –aceitável– ele enrola e depois não aparece ou não liga –o que é inaceitável. 2- Já que o “não” nunca é dito, quando ele aparece é indigesto. Ninguém sabe discordar com respeito. As pessoas não apenas discordam: o « não concordo com você » é um passaporte para o ódio.

Na maioria dos casos, eu fico entre os extremos do « ser ou não ser brasileiro ».

Por exemplo, a cultura brasileira é totalmente sexualizada. E eu tenho um software sexual (eu chamo de sexware) rodando no cérebro a todo momento, por baixo do programa que estiver em uso no momento. É quase uma obsessão. Mas isso não quer dizer que eu permita que o « sexware » assuma o controle. Quem manda sou eu.
Devo ter tido mais parceiras do que qualquer amigo que eu conheço, talvez vários deles juntos, porque dos 20 aos 50 anos fiquei solteiro por pelo menos 15 anos. Nesses periodos tive semanas e até mesmo dias muitíssimo movimentados, com várias parceiras que também não exigiam compromissos. Como um autêntico Chico da Silva do Brasil!

Mas também  já fiquei longos períodos (que seriam uma vergonha imensa para qualquer homem brasileiro) sem sexo. E fiquei porque simplesmente acho toda aquela « dança da sedução » –dos dois lados– falsa, dissimulada e ridícula. Sei dançar, mas me cansa. E também não tenho nenhum interesse pelo sexo quando é fruto de uma troca de dinheiro, status ou favores. Então posso ser também um autêntico parisiense blasé no meio da cornucópia libertina tropical.
Agora sim  você viu o que é ser exaustivo.

Como vê este blog?

Baptiste Fillon – Primeiro, este blog é uma boa maneira de fazer viver a nossa amizade, compartilhando nossos pontos de vista diferentes, sobre nossos países, nossas culturas.

Acho que é uma aventura que pode ser perigosa, às vezes, porque acho que somos bastante francos e honestes para não compartilhar  sempre as mesmas interpretações. Graça à Internet, vamos viver alguma comunhão de espíritos, além das fronteiras e dos oceanos.

Também, estou muito feliz em me aproximar do meu país de coraçao, conhecê-lo melhor, com a sua complexidade, e matar alguns clichês que ainda sobrevivem na minha mente.

Enfim, eu vejo este blog como uma tentativa literária. Gosto do formato da crônica. Algumas vezes, escrevi algumas no meu site pessoal. Mais foi raríssimo. Então, « Ceci n’est pas un cliché  » é um experiência muito original, e excitante, que vai nos abrir novos horizontes criativos, com certeza, parceiro.

Você teve a ideia do blog. Diga-me como ela apareceu ?

Custódio– Gosto de tentar desvendar os mecanismos abstratos por baixos das coisas. Tenho teorias sobre um monte de assuntos, e o clichê sempre foi uma coisa que me intrigava.
Ele é uma praia segura para o cérebro, um lugar pra onde se pode correr sempre que uma informação chega, o que pode ser muito ruim. Mas ao mesmo tempo ele é necessário, pois, como eu disse antes, para uma comunicação acontecer, os lados envolvidos precisam estar de acordo em algumas coisas: idioma, universo, assunto.

Quando nos conhecemos, por causa do futebol -o que é um clichê- seu senso de humor e interesse em entender o Brasil -um paraíso para os clichês- me fez pensar que seria uma excelente ideia fazer um blog sobre o assunto, que é quase infinito. O nome veio pronto na minha cabeça, junto com o logotipo -aquela tela do Magritte- e então fiz o convite. Tenho um imenso talento para ter ideias que não dão dinheiro nenhum.
Para minha surpresa, você aceitou.
E para surpresa maior, a coisa pegou muito rápido.
Mas engraçado, o blog, que seria o produto principal, virou um detalhe. O mais divertido é desfrutar a amizade e brincar de pontos de vista. Não creio que a aventura seja perigosa, pelo menos entre nós. Vamos discordar algumas vezes, provavelmente, e -do ponto de vista francês- isso é saudável.

Do ponto de vista pessoal, não sou um business man. Prefiro perder o blog do que perder o amigo.

 

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Chico « do Brasil »

Drapeau France par Baptiste Fillon

Les Brésiliens ont Chico Buarque, Chico Science, les Français ont Chico et les gypsies et  Chico « do Brasil ».

Voici une quinzaine d’années, la télé française diffusait un spot publicitaire pour un forfait mobile, vanté par un Brésilien d’opérette nommé « Chico ». Joué par un acteur français, ce personnage vivait alors l’apogée de sa gloire, après plusieurs années passées sur l’antenne sur Canal +. Honnêtement, je le trouvais plutôt drôle. Et pas mal de ses sketchs m’ont de nouveau fait rire quand je les ai revus pour écrire ce post. Notamment celui du Jacques Higelin brésilien.

A mon sens, il a dû son succès à sa capacité d’incarner parfaitement le cliché français du Brésilien : accent chantant, (multi)sexualité débridée, peau foncée, hystérie permanente, passion de la danse, de la fête et du football, chemise à fleurs, coupe afro du temps où Mickaël Jackson était encore noir, sans oublier ses allusions constantes à Rio… Tout y était.

Et puis Chico a disparu des écrans. Ce fut surtout dû à la logique d’essorage du show-business qu’à une lassitude du public pour le cliché du Brésilien hystérique, fou de football et maniaque sexuel.

Personnellement, que ce soit à Paris, Rio ou São Paulo, je n’ai jamais vu un seul Brésilien qui ressemblait à Chico :  sosie surfait de Jorge Ben au temps de sa jeunesse, vêtu d’un costume des années soixante-dix. Mais je n’ai jamais fréquenté les lieux qu’il fallait pour cela. Et ce n’est pas prêt de changer, puisque mes deux enfants essorent copieusement mes capacités de sorties nocturnes.

Mais revenons à la vraie question : l’espoir d’un retour de Chico à la télévision française est-il permis ?

 

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Os brasileiros têm Chico Buarque, Chico Science, os franceses têm « Chico et les gypsies »  e Chico « do Brasil ».

Cerca de quinze anos atrás, a TV francesa transmitiu um comercial para um pacote móvel, estraldo por um brasileiro de opereta chamado « Chico ». Interpretado por um ator francês, esse personagem viveu então o apogeu de sua glória, depois de vários anos na antena do Canal +. Honestamente, achei engraçado. E muitos de seus esquetes me fizeram rir de novo quando os vi novamente para escrever este post. Em particular a do Jacques Higelin (cantor francês) brasileiro.

Na minha opinião, ele deve seu sucesso à sua capacidade de incorporar perfeitamente o estereótipo que os Francês tem do brasileiro: sotaque cantado, (multi) sexualidade desenfreada, pele escura, histeria permanente, paixão pela dança, festa e futebol, camisa flores, corte afro do tempo em que Mickaël Jackson ainda era negro, sem mencionar suas constantes alusões ao Rio … Tudo estava lá.

E então Chico desapareceu das telas. Isso se deveu principalmente à lógica do show business que o clichê do brasileiro histérico, maluco por futebol e maníaco sexual, cansou o público.

Pessoalmente, seja em Paris, no Rio ou em São Paulo, nunca vi um único brasileiro que se parecesse com Chico: uma cópia exagerada de um jovem Jorge Ben, vestido com uma fantasia dos anos setenta. Mas eu nunca fui aos lugares que eram necessários para isso. E isso não está em condições de mudar, já que meus dois filhos reduzem copiosamente minhas posibilidades noturnas.

Mas voltando à questão real:  será que posso ter a esperança do retorno de Chico à televisão francesa é permitida?

Lula en prison, la bande-annonce / Lula na prisão, o trailer

Drapeau France par Baptiste Fillon

Voici quelques semaines, les chaînes d’information françaises ont diffusé les images du transfert de l’arrivée de Lula à la prison de Curitiba. La séquence durait dix secondes, montre en mains. En fait, cela ressemblait plus à une bande-annonce qu’à un reportage. Tête basse, les menottes aux poignets, escortés par des policiers en tenue sombre, Lula descendait d’un hélicoptère. C’était exotique. Cela faisait songer à la série Narcos. En France, on arrive en prison en voiture, ou en fourgon.

L’indigence des commentaires aurait fait passer les reportages sur le conflit israélo-palestinien pour des cours d’université. C’est dire. Cet événement passait pour routinier, avec un désintérêt confondant pour la crise politique que traverse la 8e puissance mondiale. Comme s’il n’y avait jamais rien de neuf sous la Croix du Sud et que le Brésil était condamné au chaos politique, à l’anarchie, au bordel. Une conviction largement répandue en France, voire en Europe et en Amérique du Nord, où l’on considère l’Amérique latine comme un conglomérat de républiques bananières et de démocratures. Heureusement que le Brésil a d’immenses avantages : des plages et des gens qui dansent, quand ils ne jouent pas au football ou ne font pas l’amour. C’est quand même très tentant.

 

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Há algumas semanas, os canais de notícias franceses transmitiram imagens da transferência da chegada de Lula à Prisão de Curitiba. A sequência durou dez segundos. Na verdade, foi mais como um trailer do que uma reportagem. De cabeça baixa, algemado, escoltado por policiais vestidos de preto, Lula estava descendo de um helicóptero. Foi exótico. Foi como a série Narcos. Na França, se chega à prisão de carro ou de van.

A indigência dos comentários teria feito os relatórios sobre o conflito israelo-palestino parecer cursos universitários. Isso quer dizer. O evento passou para rotina, com um desinteresse  inacreditável pela crise política pela qual a 8ª potência mundial está passando. Como se nunca tivesse nada novo sob o Cruzeiro do Sul e o Brasil estivesse condenado ao caos político, anarquia, bordel. Essa crença é generalizada na França, mesmo na Europa e na América do Norte, onde a América Latina é considerada como um conglomerado de repúblicas  de bananas e democraturas. Felizmente, o Brasil tem imensas vantagens: praias e pessoas que dançam, isso quando não estão jogando futebol e fazendo amor. Ainda é muito tentador.