Le goût de l’hiver / O gosto do inverno

Drapeau France par Baptiste Fillon

C’est un dessin publié dans une revue brésilienne qui m’a fait songer à cet article. Bula, si mes souvenirs sont bons. Je ne suis pas parvenu à le retrouver. Il contenait deux vignettes. L’une d’elles montrait une femme accablée par la chaleur de l’été. L’autre la montrait en hiver, chaudement et confortablement vêtue, se trouvant très élégante. Bref, l’hiver valait mieux que l’été.

Ce dessin a fait écho à une impression personnelle, ressentie dans les rues de São Paulo, alors que je parcourais le quartier aisé d’Ibirapuera, en août, durant l’hiver austral. Il devait faire 25 degrés à l’ombre. Je portais un tee-shirt, tandis que beaucoup de Paulistanos étaient vêtus des pulls et des manteaux. J’ai trouvé cela étrange, dans un pays où la température monte parfois à 30 degrés en hiver, même à São Paulo, située dans une région considérée comme tempérée, selon les critères sud-américains (soyons clairs, selon les critères climatiques français, l’hiver brésilien n’existe pas. Ou seulement parce que le soleil se couche plus tôt). Sans compter que cela cassait mes clichés sur le Brésil. Oui, cela me décevait même un peu, comme une promesse non tenue.

Cela dit, je veux bien concevoir que nous n’avons pas la même sensibilité au froid, selon l’endroit de la planète où nous avons grandi. Mais il y a des constantes biologiques : le corps humain transpire à partir d’une température de 24 degrés.

Je pense donc que les Paulistanos enveloppés dans la laine et le cuir devaient vivre une torture.

Je n’ai compris la raison de leur accoutrement qu’au bout de quelques jours, après avoir passé du temps dans les transports en commun, les bus notamment. Souvent, les passagers avaient la peau plus sombre, et leurs vêtements étaient plus légers : un tee-shirt ou une chemisette, sous un petit pull ou un gilet, pour se prémunir du froid du matin.

A ma grande surprise, j’ai découvert que ce goût de l’hiver était un signe de distinction sociale. Comme quoi, le snobisme vestimentaire a parfois du bon :  il sert à briser les clichés…

 

Drapeau Brésil por Baptiste Fillon

Em um cartum publicado numa revista brasileira que me deu a ideia deste post. Bula, se minhas lembranças são boas. Eu não consegui encontrá-lo de novo. Continha dois quadrinhos. Um deles mostrava uma mulher oprimida pelo calor do verão. A outra mostrava-a no inverno, vestida de maneira calorosa e confortável, sendo muito elegante. Em suma, o inverno era melhor que o verão.

Esse desenho ecoou uma impressão pessoal, sentida nas ruas de São Paulo, quando viajei pelo afluente bairro do Ibirapuera, em agosto, durante o inverno austral. Tinha que ser 25 graus na sombra. Eu usava uma camiseta, enquanto muitos paulistanos vestiam blusas e casacos. Achei isso estranho, em um país onde a temperatura às vezes sobe para 30 graus no inverno, mesmo em São Paulo, localizada em uma região considerada temperada, segundo os critérios sul-americanos (vamos ficar claros, segundo os critérios climáticos franceses, o inverno brasileiro não existe, ou existe só porque o sol se põe mais cedo). Sem mencionar que isso quebrou meus clichês sobre o Brasil. Sim, isso me desapontou um pouco, como uma promessa quebrada.

Dito isso, entendo que não temos a mesma sensibilidade ao frio, dependendo de onde no planeta crescemos. Mas há constantes biológicas: o corpo humano secreta a transpiração de uma temperatura de 24 graus.

Então eu acho que os Paulistanos envoltos em lã e couro tiveram que viver uma tortura.

Eu só entendi a razão para o esse vestuário depois de alguns dias, quando passei mais  tempo no transporte público, incluindo ônibus. Muitas vezes, os passageiros tinham a pele mais escura, e suas roupas eram mais leves: uma camiseta, sob um suéter ou colete, para se proteger do frio da manhã.

Para minha surpresa, descobri que esse gosto de inverno era um sinal de distinção social. O vestido esnobe às vezes tem algo de bom: serve para quebrar os clichês…

Photo credit: Julio Chrisostomo on VisualHunt.com / CC BY

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