Fim de tarde em Paris / Fin d’après-midi à Paris

05_fim_de_tarde(foto de Custódio)

Drapeau Brésil por Custódio Rosa

Era final de tarde; minha última noite em Paris.
A luz quase toda tinha ido embora. Descendo do Trocaderó, contornando a Torre pela esquerda, passeando pelo bosque com seus bancos quase vazios devido à garoa que caia fina, vejo uma garota apoiando o celular num dos bancos e correndo para fazer poses para fotos. Me ofereço para fotografar.
Com pouca luz, o celular dela não ajudava muito, ela se desculpa, “é muito velho”.
O meu não é grande coisa, mas pra essas fotos ele serve. Proponho tirar com ele e enviar por bluetooth.
Colombiana, professora de francês e espanhol, 27 anos, esguia, dançarina de salsa com olhos verdes curiosos. Também em sua última noite em Paris, com destino a Lyon. Conversamos em inglês, algumas vezes ela fala em espanhol, respondo em português, ela me ensina palavras em francês -que esqueço imediatamente quando fixo os olhos em seus lábios carnudos mostrando lentamente como se pronunciam.
– Você ja subiu lá ? Ela pergunta olhando para o alto da Torre.
– Sim. O maior clichê do mundo.
– Eu odeio clichês.
– Eu também.
Nesse momento a luz da torre muda, saindo do stand-by de fim de tarde para a multi-ofuscante Iluminação noturna, e arranca uma gargalhada de nós.
A garoa aumentou, ela abre o guarda-chuva, sentamos no banco, coladinhos pra não molharmos.
Conversamos sobre literatura, Woody Allen, dança (pensei em falar sobre Tony Bentley e seu livro “A entrega”, mas preferi não dizer nada).
Rimos muito, enquanto a noite parisiense derramava seu charme irresistível.
– Clichês são terríveis, normalmente só reproduzem o senso comum sobre as coisas… amor, ódio, paixão…
– Concordo. No meu caso, por dever e ofício, preciso fugir deles, passar a muitos metros de distância.
– Sim, clichês são deprimentes.
Conversas sobre nossos países, planos de futuro, bobagens, provocações, sorrisos.
– Nossa! Olha a hora! Nem percebemos!
– Sim, já é tarde.
Levantamos, ainda grudados sob o guarda-chuva, o calor dos corpos aumentando a intimidade, caminhamos em direção à avenida. A última olhada para a torre.
– Quer que eu filme? Depois te mando por email.
Faço um filme em que ela faz uma pose charmosa, eu filmo a torre e termino com um close nos olhos verdes e curiosos.
– Você é incrível! Que gentil, obrigado.
Chegamos ao ponto. O ônibus dela já estava vindo.
– Tchau, moça que odeia clichês.
– Tchau, cavalheiro da noite de Paris.
O ônibus foi embora, eu sigo meu caminho.
Penso na mágica, na poesia e no inusitado de tudo isso.

Não tinha como dar certo. Era clichê demais para nós dois.

 

Drapeau France par Custódio Rosa

C’était en fin d’après-midi; mon dernier soir à Paris.
Il n’y a presque plus de lumière. Descendant le Trocadéro, contournant la Tour par la gauche, me promenant dans le jardin avec ses bancs presque vides, à cause de la fine bruine, je vois une fille penchée sur son portable, sur l’un des bancs. Elle court afin de prendre la pose. Je lui propose de la photographier.
Dans la faible lumière,  son téléphone portable n’offre pas un très bon rendu, elle s’en excuse :  « il est trop vieux. »
Le mien n’est pas un ultra-perfectionné, mais il fait de très belles photos.  Je propose de la photographier et de tout lui envoyer par Bluetooth.
Colombienne, 27 ans, professeur de français et d’espagnol, danseuse de salsa munis d’yeux verts et curieux.  Elle aussi, c’est son dernier soir à Paris, avant de se rendre à Lyon. Nous parlons anglais, parfois elle passe à l’espagnol, je réponds en portugais, elle m’apprend des mots en français que j’oublie dès qu’elle montre comment ils se prononcent, sur ses lèvres.

– « Vous êtes monté là-haut? » Elle pose la question en regardant le sommet de la Tour.
– « Ouais, le plus grand cliché du monde. »
– « Je déteste les clichés. »
– « Moi aussi. »
À ce moment, la lumière de la tour se déclenche, passant de son stand-by de fin d’après-midi à son illumination nocturne éblouissante. Cela nous fait éclater de rire.
La bruine s’est accentuée. Elle a ouvert son parapluie, nous nous sommes assis sur le banc, il  était impossible de ne pas nous mouiller.
Nous avons parlé de littérature, de Woody Allen, de danse (j’ai pensé parler de Tony Bentley et de son livre « Ma reddition », mais j’ai préféré me taire).
Nous avons beaucoup ri, tandis que la nuit parisienne déversait son charme irrésistible.
– « Les clichés sont terribles, ils ne font généralement que reproduire l’opinion commune … sur l’amour, la haine, la passion … »
– « Je suis d’accord. Dans mon cas, je dois m’en éloigner par obligation professionnelle et les reconnaître de loin. »
– « Oui, les clichés sont déprimants. »
Conversations sur nos pays, nos projets futurs,  nos bêtises,  nos provocations, nos sourires.
– « Ouah! Regardez l’heure! Nous ne nous en sommes mêmes pas rendus compte ! »
– « Oui, il est tard. »
Nous nous sommes levés, toujours suspendus sous le parapluie, et avons marché vers l’avenue. Un dernier regard sur la Tour.
– « Voulez-vous que je filme? Je vous l’enverrai par courriel plus tard. »
Je filme, elle prend une pose charmante, je filme la Tour, et je termine par un plan rapproché sur ses yeux verts et curieux.
– « Vous êtes incroyable! Comme c’est gentil, merci. »
Nous avons atteint son arrêt. Son bus arrivait.
– « Salut, chère jeune femme qui déteste les clichés. »
– « Au revoir, chère monsieur de la nuit de Paris. »
Le bus est parti, je continue mon chemin.
Je pense à la magie, à la poésie et au caractère insolite de tout ça.

Ça ne pouvait pas marcher. C’était trop cliché pour nous deux.

 

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